Les expositions au bruit du trafic aérien

La seconde source de transports responsable de la pollution sonore dans l’environnement extérieur en Île-de-France est le trafic aérien.

D’après les cartes de bruit aérien établies en Île-de-France, plus de 1,9 million de Franciliens (soit près de 16% de la population) seraient exposés à des nuisances sonores aéroportuaires qui excèdent la recommandation de l’OMS (45 dB(A)) pour l’indicateur Lden et 1,2 million (10%) le seraient également pour la valeur recommandée la nuit (40 dB(A)). Dans la zone nord concernée par les aéroports de Paris-CDG et Paris-Le Bourget, ces valeurs représentent respectivement 1,4 et 1 million de personnes ; pour le secteur exposé aux nuisances liées à l’aéroport de Paris-Orly, ces deux totaux s’établissent respectivement à 480 000 et 180 000 personnes. Enfin, l’activité des autres aérodromes d’Île-de-France (héliport de Paris-Issy-Les-Moulineaux, Lognes-Emerainville, Chelles, Toussus-le-Noble, Vélizy-Villacoublay, Saint-Cyr-l’Ecole, Chavenay…) génère des nuisances sonores, sur la période diurne essentiellement, pour 22 000 Franciliens.

Toujours d’après les cartes produites, 376 000 personnes, soit 3,1% de la population francilienne, seraient exposées à des niveaux qui excèdent la valeur limite réglementaire de 55 dB(A) selon l’indicateur Lden. Il s’agit principalement de personnes habitant au sein des Plans de Gêne Sonore (PGS) de Paris-CDG (de l’ordre de 250 000 personnes), de Paris-Orly (de l’ordre de 100 000 personnes) et de Paris-Le Bourget (25 000 personnes).

105 000 personnes (0,9% de la population) seraient concernées par des niveaux nocturnes qui dépassent la valeur de 50 dB(A) selon l’indicateur Ln, valeur qui peut être considérée comme critique pour la qualité du sommeil d’après les courbes dose-réponse publiées récemment par l’OMS. Il s’agit principalement de personnes résidant à proximité de Paris-CDG (75 000 personnes) mais aussi de personnes résidant à proximité de Paris-Orly (30 000 personnes concernées), malgré le couvre-feu sur cet aéroport, cela s’expliquant par les survols entre 22h00 et le début du couvre-feu à 23h30.

Résultats par département

Statistiques d’exposition au bruit aérien par département et par rapport aux valeurs de référence pour l’indicateur Lden

Statistiques d’exposition au bruit aérien par département et par rapport aux valeurs de référence pour l’indicateur Ln

ZOOM AU sein de la zone dense francilienne

Au sein de la zone dense francilienne, le bruit aérien affecte une partie non négligeable du territoire. La population qui y est exposée est du même ordre de grandeur que pour le bruit ferré. Ainsi, un peu plus de 15% des habitants, soit près de 1,6 million de personnes, sont exposés à des niveaux supérieurs à 45 dB(A) selon l’indicateur Lden, considéré comme l’objectif de qualité à atteindre selon l’Organisation mondiale de la santé pour éviter les conséquences sanitaires du bruit aérien.

375 000 personnes, soit 3,7% de la population de la zone dense francilienne, sont exposées à des niveaux de bruit dépassant la valeur limite réglementaire de 55 dB(A) selon l’indicateur Lden. Ceci représente de l’ordre de 7 fois plus que pour le bruit ferroviaire pour le même indicateur. C’est toutefois le tiers environ du nombre de personnes exposées au-dessus de la valeur limite pour le bruit routier.

La nuit, l’exposition au bruit aérien diminue, notamment autour de l’aéroport de Paris-Orly doté d’un couvre-feu entre 23h30 et 6h00 et autour des aérodromes (pas de vols de nuit, sauf cas exceptionnels). Toutefois, 11% de la population vit encore dans un logement exposé à un niveau de bruit aérien de plus de 40 dB(A), considéré comme l’objectif de qualité à atteindre la nuit selon l’OMS. Bien qu’il n’existe pas dans la réglementation française de valeur limite associée au bruit aérien pour la période de nuit, plus de 102 000 habitants (soit 1% de la population) seraient concernés par des niveaux nocturnes qui dépassent la valeur de 50 dB(A) selon l’indicateur Ln, valeur qui peut être considérée comme critique pour la qualité du sommeil d’après les courbes dose-réponse publiées récemment par l’OMS. Même autour de l’aéroport de Paris-Orly, 30 000 personnes sont soumises à des niveaux de bruit qui dépassent les 50 dB(A) en moyenne entre 22h00 et 6h00, du fait des nuisances générées par les survols entre 22h00 et le début du couvre-feu à 23h30.

Résultats détaillés par agglomération de la zone dense

Si certaines agglomérations ou territoires sont relativement épargnés par les nuisances sonores aéroportuaires, d’autres sont au contraire particulièrement concernés : Plaine Vallée, Roissy-Pays de France, Val Parisis, Paris-Saclay, T12, T11, T6, T7 et T5 au sein de la Métropole du Grand Paris.

Statistiques d’exposition au bruit aérien par agglomération et par rapport aux valeurs de référence pour l’indicateur Lden

Statistiques d’exposition au bruit aérien par agglomération et par rapport aux valeurs de référence pour l’indicateur Ln

Accéder aux cartes et aux statistiques complètes d’exposition au bruit Aérien pour la totalité de la région île-de-France et pour la zone dense francilienne

DOCUMENTS
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