Le projet MOTUS
Bruitparif a été impliqué dans l’étude MOTUS destinée à étudier la gêne due au bruit des hélicoptères autour de l’héliport Valérie André de Paris – Issy-les-Moulineaux.

Pilotée par Airbus Hélicoptères, l’étude MOTUS a été réalisée avec la collaboration des laboratoires MODIS (Chrystèle Philipps-Bertin) et UMRESTTE (Anne-Sophie Evrard et Aboud-Adrien Kourieh) de l’Université Gustave Eiffel ainsi qu’avec Bruitparif. Menée entre 2022 et 2025, cette étude a été consacrée à la compréhension de la gêne liée au bruit des hélicoptères. Alors que les perspectives de développement de nouvelles formes de mobilité urbaine (taxis volants…) soulèvent des questions d’acceptabilité, ces travaux apportent des éléments intéressants pour mieux comprendre les déterminants de la gêne sonore associée aux survols d’engins comme les hélicoptères.
Une enquête par questionnaire a été mise au point par l’Université Gustave Eiffel et a été passée à l’automne 2023 auprès d’un échantillon de 760 riverains de différents sites soumis aux survols d’hélicoptères dans le secteur de l’héliport.
Bruitparif a conduit simultanément une campagne de mesure du bruit sur quinze sites. Cette campagne de mesure a été l’occasion de déployer des capteurs méduse Aero de nouvelle génération en toiture de bâtiment et avec une alimentation électrique par panneau solaire.
Les données recueillies ont été traitées afin d’identifier avec précision les différents pics de bruit provoqués par les survols d’hélicoptères et de produire des indicateurs de bruit énergétiques et événementiels.
Ces données de bruit ont ensuite été mises en relation avec les réponses fournies par les participants à l’enquête pour mieux comprendre les liens entre l’exposition sonore au bruit des hélicoptères et la gêne perçue.
Deux articles ont été publiés en 2025 pour valoriser les travaux réalisés dans le cadre de MOTUS ainsi que les principaux enseignements qui ont pu être dégagés :
Helicopter noise study: towards a better understanding of urban air mobility noise
En combinant enquête auprès des habitants, mesures acoustiques et modélisation sonore, les résultats mettent en évidence que certaines caractéristiques perceptives du bruit des hélicoptères (notamment ses dimensions temporelles, spectrales ou encore son imprévisibilité) influencent fortement la gêne rapportée. Ils montrent également que les indicateurs acoustiques habituellement utilisés expliquent encore imparfaitement la gêne ressentie par les riverains.
Ces recherches contribuent à améliorer l’évaluation de l’impact du bruit aérien sur la qualité de vie des populations et à éclairer les réflexions autour du développement de la mobilité aérienne urbaine.