• English
  • Français


Actualités

Impact sanitaire du bruit dans l’agglomération parisienne

Impact sanitaire du bruit dans l’agglomération parisienne
Bruit et santé - 18/11/2011
Trafic routier, ferroviaire et aérien : les sources de bruits sont multiples, en particulier dans les zones fortement urbanisées telles que l’Ile-de-France. La population y est soumise en permanence et, du fait de l’étendue du tissu urbain, il est difficile de s’y soustraire. Au-delà des effets sur l’audition, de nombreuses études ont montré que les expositions au bruit de l’environnement étaient associées à des effets extra-auditifs au rang desquels figurent les perturbations du sommeil, la gêne et les maladies cardiovasculaires.
Afin de quantifier les impacts sanitaires du bruit sur la population de l’agglomération parisienne, l’Observatoire Régional de Santé Ile-de-France et Bruitparif se sont appuyés sur la méthode de quantification des DALYs (disability-adjusted life-years) décrite par l’OMS. Celle-ci permet d’évaluer la charge de morbidité au moyen de l’indicateur quantitatif des «années de vie en bonne santé perdues».
 
En utilisant les données disponibles à la commune (tant pour l’exposition au bruit que pour les indicateurs sanitaires) et en appliquant la méthode proposée par l’OMS*, les équipes ont obtenu une première estimation a minima de l’impact sanitaire du bruit environnemental lié aux transports. Au total, de l’ordre de 66 000 années de vie en bonne santé seraient perdues par an dans l’agglomération parisienne. Le principal effet sanitaire de l’exposition au bruit environnemental correspond aux troubles du sommeil, qui représente à lui seul près de deux tiers des années perdues. La gêne est le deuxième effet sanitaire avec plus de 25 000 années de bonne santé perdues.
 
Le bruit routier constitue la principale source de morbidité. En effet, en totalisant 58 000 DALYs, le bruit routier concentre à lui seul 87 % des estimations de pertes d’année de vie en bonne santé dans l’agglomération parisienne. Il faut néanmoins prendre avec précaution les évaluations faites quant au bruit aérien (qui ne représente qu’un peu plus de 4 % des DALYs), l’utilisation de l’indicateur Lden ne suffisant pas à retranscrire à lui seul l’exposition de la population à des sources de bruit présentant un caractère évènementiel tel que le trafic aérien. Le nombre de Franciliens potentiellement impactés par les nuisances du trafic aérien avait été évalué par Bruitparif dans le cadre de l’étude SURVOL à plus de 1,7 millions d’habitants, ce chiffre est en effet bien plus important que celui concerné par des dépassements de la valeur réglementaire de 55 dB(A) en Lden (de l’ordre de 350 000 habitants en Ile-de-France d’après les travaux de consolidation des cartes stratégiques du bruit dans l’environnement).
 
A noter que ces estimations des années de vie en bonne santé perdues du fait du bruit reposent sur l’utilisation de données d’exposition issues des premières cartographies du bruit produites en application de la directive européenne 2002/49/CE. Ces données doivent réglementairement être mises à jour en 2012. Ce sera l’occasion d’uniformiser les méthodes d’estimation et d’améliorer quantitativement et qualitativement les données d’entrée des modèles de prédiction du bruit. Ainsi, une nouvelle évaluation des DALYs pourra être produite sur la base de données d’exposition plus représentatives, au terme des travaux de mise à jour des cartes stratégiques du bruit, ainsi que des dernières avancées en termes de méthode d’évaluation proposée par l’OMS.

* Burden of disease from environmental noise - Quantification of healthy life years lost in Europe, WHO 2011 / Charge de morbidité imputable au bruit environnemental : quantification du nombre d’années de vie en bonne santé perdues en Europe, publié le 30 mars 2011.
 
Retenez la date du 24 avril 2017
Evénement - 14/04/2017
La Commission européenne organise une grande...
Présentation des cartes stratégiques du bruit du Grand Paris
Bruitparif - 30/03/2017
Patrick Ollier, Président de la Métropole du...