Pendant 11 nuits d’affilée, 72 participants ont été soumis à différents niveaux de bruit provenant de la circulation routière, ferroviaire et aérienne. Pour les besoins de l'expérience, les chercheurs ont étudié en laboratoire les effets de l'exposition à une seule source de bruit, puis à deux et trois sources simultanément. Un des objectifs de l'étude était de vérifier si le bonus accordé au trafic ferroviaire dans de nombreuses législations était justifié.
Les analyses physiologiques de l'exposition à une seule source de bruit ont montré que le trafic routier engendrait des modifications plus importantes dans la structure et la continuité du sommeil que le bruit ferroviaire puis aérien. Néanmoins, l'analyse subjective faite par les volontaires n'a pas abouti aux mêmes résultats. Aucun ressenti négatif n'a été signalé pour la route alors que la qualité du sommeil et de la récupération a été jugée moins bonne avec le bruit aérien et ferroviaire.
La multi-exposition à plusieurs sources de bruit a engendré des effets néfastes plus importants sur la qualité du sommeil tant au niveau physiologique qu'au plan du ressenti. Les résultats n'ont toutefois pas montré de différence significative entre une exposition double ou triple.
Par ailleurs, bien qu'une grande partie de la nuit se déroule dans un état inconscient, les sujets ont été non seulement capables de distinguer les nuits avec et sans bruit, mais également celles au cours desquelles ils étaient soumis à des niveaux plus ou moins importants.
Si l'étude a montré une certaine acoutumance au bruit, il n’y a pas eu d’habituation au niveau du rythme cardiaque.