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Politiques de lutte contre le bruit

Dénoncé régulièrement comme la nuisance la plus fortement ressentie au quotidien par les franciliens, le bruit demeure, par nature, complexe à évaluer, à résorber et à éviter.

La simultanéité de multiples sources d’agression sonore, la présence de facteurs psychologiques et sociologiques et la démultiplication des responsabilités rendent difficile le traitement du bruit par un seul opérateur, quel qu’il soit. La lutte contre le bruit passe ainsi obligatoirement par une action concertée de l’ensemble des acteurs : Etat, Région, collectivités territoriales, grands opérateurs des transports, activités industrielles, commerciales et de loisirs, aménageurs, professionnels de la construction et de l’habitat…

Pour les situations les plus critiques identifiées sur le territoire en matière d’exposition aux bruits des transports terrestres, ce qu’on appelle les points noirs de bruit (PNB), des actions curatives sont mises en place : construction de murs anti-bruit, changement du revêtement de chaussée, aménagement de la voirie, isolation de façade des bâtiments exposés… Ces actions sont cofinancées en Ile-de-France par la Région, l’Etat, les gestionnaires d’infrastructures et les collectivités locales impactées. Avec le Grenelle de l’environnement, la politique de résorption des points noirs de bruit a été réactivée et des crédits ont été débloqués au niveau national pour accélérer le processus. Autour des deux grands aéroports internationaux de Paris-CDG et de Paris-Orly, des plans de gêne sonore sont en vigueur ; ils permettent d’insonoriser les logements situés au sein de ces territoires fortement impactés par les nuisances du trafic aérien.

Mais il ne suffit pas de corriger les erreurs du passé, il faut aussi éviter que de nouvelles situations de conflit se produisent. Il s’agit ainsi d’apporter la plus grande importance à l’harmonie qui doit s’établir entre la recherche des meilleures conditions de vie pour les Franciliens et le développement nécessaire de l’urbanisation, des infrastructures et des différentes activités au sein de la Région. Pour cela, le bruit est pris en considération à part entière dans l’ensemble des grands outils de planification, de déplacements et d’aménagement du territoire, en témoigne par exemple la présence de représentants de Bruitparif dans les différents groupes d’expertise environnementale chargés de proposer des recommandations lors des travaux de révision du SDRIF et du PDU. Les collectivités locales et les gestionnaires d’infrastructures se mobilisent également fortement à travers la mise en place des plans de prévention du bruit dans l’environnement. Il s’agit notamment d’intégrer la question du bruit en amont des projets de construction et d’aménagement du territoire, au même titre que les autres pollutions.

Il s’agit également d’encourager les recherches technologiques qui permettent de mettre au point des matériels plus silencieux, des revêtements de chaussée moins bruyants, des matériaux permettant un meilleur confort acoustique… Car agir à la source est encore le moyen le plus efficace pour lutter contre la pollution sonore.

Enfin, il est important que chaque Francilien soit sensibilisé à l’importance de l’environnement sonore, qu’il intègre qu’il est à la fois acteur et récepteur de bruit et qu’il peut, par son comportement individuel, apporter sa contribution à la lutte contre le bruit en Ile-de-France.
 

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