En deçà de 20 Hz règnent les infrasons. L’oreille humaine ne peut les percevoir, mais nous pouvons les ressentir, en particulier dans notre cage thoracique. Des études montrent qu’ils jouent un rôle fondamental dans la communication chez l’éléphant.
Au-delà de 20 000 Hz, on parle d’ultrasons, également réservés à d’autres oreilles que les nôtres, celles des chiens, des dauphins ou des chauves-souris notamment.
L’oreille humaine n’est pas sensible de la même façon aux différentes fréquences. A niveau équivalent, un son grave sera perçu moins fort qu’un son aigu. C’est la raison pour laquelle a été créée une unité physiologique de mesure du niveau sonore tenant compte de cette sensibilité particulière : le décibel A ou dB(A).

Pour se faire une idée de la gêne, le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) propose une analyse subjective d’une variation des niveaux de bruit.
|
Augmenter le niveau sonore de : |
C’est multiplier l'énergie sonore par : |
C'est faire varier l'impression sonore : |
|
3 dB |
2 |
Très légèrement : on fait difficilement la différence entre deux lieux où le niveau diffère de 3 dB. |
|
5 dB |
3 |
Nettement : on ressent une aggravation ou on constate une amélioration lorsque le bruit augmente ou diminue de 5 dB. |
|
10 dB |
10 |
Comme si le bruit était deux fois plus fort. |
|
20 dB |
100 |
Comme si le bruit était 4 fois plus fort. Une variation de 20 dB peut réveiller ou distraire l’attention. |
|
50 dB |
100 000 |
Comme si le bruit était 30 fois plus fort. Une variation brutale de 50 dB fait sursauter. |
Néanmoins, nous ne sommes pas tous égaux devant le bruit. Notre état physique et moral, notre patrimoine biologique, notre culture et notre histoire individuelle conditionnent notre relation au bruit. En conséquence, aucune échelle de niveau sonore ne peut donner une indication absolue de la gêne occasionnée.