Suite à sa fusion en 2009 avec l’ODES 94, Bruitparif poursuit un programme d’actions renforcé sur le territoire du Val-de-Marne : développement du référentiel sonore grâce à une vaste campagne de mesure du bruit routier, déploiement du réseau de surveillance, accompagnement des acteurs, opérations de sensibilisation, autant d’actions rendues possibles grâce à l’engagement et au soutien du Conseil général pour mieux gérer l’environnement sonore.
50 sites bruit routier documentés
Pour améliorer la connaissance de l’environnement sonore du département, Bruitparif vient de réaliser une vaste campagne visant à caractériser l’exposition des Val-de-Marnais au bruit routier du réseau départemental notamment. Afin de déterminer les sites les plus pertinents sur un territoire de 245 km2 et un linéaire de voirie de plus de 700 km, les équipes ont effectué un important travail en amont. Identification des zones de dépassement de seuil, présence de bâtiments d’habitation ou d’équipements sensibles, répartition géographique équitable, documentation des différentes typologies du réseau… Bruitparif a croisé les différents critères pour positionner les stations de mesure aux meilleurs endroits.
Au total, une cinquantaine de sites ont été documentés avec notamment :
- 6 stations fixes implantées en continu pendant 2 mois sur des candélabres ;
- 12 mesures d’une semaine réalisées en façade de riverains ;
- une trentaine de prélèvements d’une heure avec le véhicule laboratoire de Bruitparif.
Les résultats de ces mesures vont permettre de mieux appréhender les variations du bruit en fonction des paramètres de circulation. Ils permettront également la validation et la mise à jour des cartes stratégiques de bruit ainsi que la sélection des secteurs les plus pertinents pour l’implantation de 2 nouvelles stations permanentes.
Bientôt 7 stations de mesure permanente
Avant l’été 2012, le Val-de-Marne comptera 7 stations de mesure pour une surveillance renforcée du bruit sur le département. Deux premières stations ont été déployées dans le but de documenter les nuisances liées au trafic aérien généré par l’aéroport de Paris-Orly : l’une à Marolles-en-Brie et l’autre à Villeneuve-le-Roi.
Par ailleurs, la commune de Villeneuve-Saint-Georges devrait accueillir deux stations fonctionnant en réseau afin de documenter un contexte de multi-exposition aux bruits routier, ferroviaire et aérien.
Enfin, une station sera dédiée à la surveillance du bruit ferroviaire (site non encore défini) et les deux dernières s’intéresseront au bruit du trafic routier sur les secteurs retenus comme pertinents suite aux résultats de la campagne de mesure.
Accompagnement des acteurs
Afin d’aider les autorités compétentes du Val-de-Marne à élaborer leurs plans de prévention du bruit dans l’environnement, Bruitparif a réalisé un diagnostic acoustique territorialisé pour chacune des 47 collectivités qui le composent. L’objectif de ce travail : faire parler les cartes stratégiques de bruit en les croisant avec d’autres sources d’information disponibles (mode d’occupation du sol, densité de population, projets d’aménagement, nature des bâtiments, orthophotoplan…).
Chaque collectivité a reçu un atlas composé de 12 cartes permettant d’identifier plus facilement les zones potentielles de calme et celles où des actions pourraient être envisagées, notamment parce qu’elles mettent en évidence des secteurs multi-exposés à différentes sources de bruit ou des dépassements des valeurs-seuils. Dans ces zones, une attention particulière a été portée à la présence d’établissements sensibles au bruit (habitat, enseignement et santé) ainsi qu’aux futurs projets d’aménagement à enjeux départementaux et nationaux (ZRU, ZUS, secteurs ANRU, OIN…). Ce document d’aide à la décision donne une vision plus précise des enjeux quant aux actions à envisager, qu’elles soient préventives ou curatives.
Engagée dans l’élaboration de son PPBE, la ville de Vitry-sur-Seine, notamment, s’est appuyée sur ce travail pour déterminer et hiérarchiser les zones prioritaires d’actions.
Actions de sensibilisation
Enfin, parce que la qualité de l’environnement sonore est aussi et surtout l’affaire de tous, des opérations de sensibilisation sont menées au sein des établissements scolaires du département. Des actions qui sont notamment l’occasion de faire prendre conscience aux jeunes des risques qu’ils prennent en s’exposant à des niveaux sonores élevés.