• English
  • Français
flux actualites

Bruit et gêne

Le bruit a un caractère éminemment subjectif. En fonction de divers paramètres, un son pour une personne devient un bruit pour une autre, dès lors qu’il provoque une sensation désagréable ou est considéré comme dangereux pour la santé.


Selon la définition de l’OMS, la gêne est «une sensation de désagrément, de déplaisir provoquée par un facteur de l’environnement (le bruit, par exemple) dont l’individu ou le groupe connaît ou imagine le pouvoir d’affecter sa santé » (OMS, 1980).

Il n’y a pas que l’intensité sonore qui rende compte du caractère gênant d’un bruit, mais également sa répétitivité, sa signature fréquentielle, le moment dans la journée où il survient, son caractère subi, le niveau de bruit de fond préexistant, l’image positive ou non que la personne a de la source sonore.

Cette gêne est liée à toute une série de facteurs d’influence :
  • Les facteurs sociodémographiques : habitudes socio-culturelles, âge, sexe, niveau d’étude, dépendance par rapport à la source de bruit, statut d’occupation des lieux, etc.
  • Les facteurs d’attitude : sensibilité au bruit, peur de la source, capacité à faire face, confiance dans les pouvoirs publics, etc.
  • Les facteurs contextuels : état personnel du moment, différence entre bruit choisi et bruit subi, capacité à le faire cesser, caractère répétitif ou continu, période de la journée, mauvaises relations de voisinage, etc. conditionnent notre relation au bruit.
Pour évaluer l’impact du bruit sur la santé, il y a lieu de distinguer la gêne de la sensibilité au bruit, car il n’y a pas superposition exacte entre l’expression de gêne et l’effet biologique. Cela est important car nous considérons souvent que s’il n’y a pas gêne il n’y a pas d’effet biologique.