Bruit et fonctions physiologiques
Les études épidémiologiques conduites ces dernières années apportent les preuves scientifiques des effets néfastes du bruit sur les fonctions physiologiques.
Le bruit entraîne une réponse non spécifique au niveau du système cardio-vasculaire en accélérant la fréquence cardiaque et en provoquant une vasoconstriction (diminution du calibre des petites artères).
Kahn et Rebuffat ont mesuré, chez les enfants, une accélération cardiaque pouvant atteindre 20 à 30 battements par minute. Ces modifications cardio-vasculaires sont propices à l’élévation de la pression artérielle. Le bruit entraîne également une accélération du rythme respiratoire sous l’effet de la surprise. La stimulation acoustique provoque également des modifications au niveau du système digestif. Les plus fréquentes sont une diminution de la fonction salivaire et du transit intestinal. Les modifications de la sécrétion et de la composition du suc gastrique peuvent constituer le lit de troubles graves tels que l’ulcère gastrique ou l’ulcère du duodénum.
L’exposition au bruit entraîne également une augmentation des hormones liées au stress (catécholamines, cortisol). Ces réponses endocriniennes s’accompagnent elles-mêmes de modifications au niveau métabolique (cholestérol, acides gras, glucose, électrolytes…) et vraisemblablement immunitaire.