Mise en œuvre dans le cadre du Grenelle de l’environnement, cette mesure devrait permettre une baisse de 60% des personnes exposées à de fortes nuisances sonores d’origine aérienne. En augmentant de 300 mètres l’altitude à laquelle les avions quittent leur palier horizontal pour amorcer leur descente finale vers la piste, le nombre de personnes concernées quotidiennement par plus de 25 survols d’un niveau sonore supérieur à 65 décibels passerait ainsi sur la région parisienne de 217 000 à 86 000 selon le communiqué de la Ministre. Dans son allocution, la Ministre a reconnu que cette mesure qui devrait améliorer la situation de dizaine de milliers de personnes se fera au prix d’une dégradation pour quelques milliers d’autres, du fait de la modification inéluctable de certaines trajectoires qui s’accompagnera de survols de nouvelles populations. Mais, selon la Ministre, ces nouveaux survols se feront à des altitudes plus élevées, de l’ordre de 2000 mètres.
Source : Dossier de presse Meedtl
L’analyse des données fournies par les stations de mesure déployées depuis plusieurs mois par Bruitparif autour des aéroports franciliens (Conflans Saint-Honorine, Saint-Prix, Sannois, Saint Brice sous-Forêt pour la surveillance de Paris Charles de Gaulle, les stations de Bonnelles, Limours, Villeneuve-le-Roi, Marolles-en-Brie et Lésigny à proximité de Paris-Orly) devrait permettre d’avoir dans quelques mois une première évaluation de l’impact réel de cette mesure en terme d’exposition au bruit des riverains.