Ces observatoires auront pour mission première d'effectuer un suivi dans le temps des niveaux de bruit sur les points noirs routiers et ferroviaires de leur territoire mais aussi de faciliter les concertations sur le sujet.
"L'idée est de rassembler les acteurs pour construire localement des politiques à la fois préventives et curatives", a expliqué la ministre en ouverture des assises nationales de la qualité de l'environnement sonore organisées de mardi à jeudi à Paris.
Après les premiers observatoires de l'Ile-de-France (Bruitparif) et de Lyon (Acoucité), quatre agglomérations volontaires ont été retenues pour accueillir, en 2011, de nouveaux observatoires : Grenoble, Saint-Etienne Métropole, la Communauté du pays d'Aix et Nice.
Parmi les chantiers à mener en priorité, la ministre cite « la carte du bruit et le plan d'action des grandes agglomérations, dans le cadre de la directive européenne [2002/49/CE sur l'évaluation et la gestion du bruit dans l'environnement] », « l'amélioration de la qualité acoustique des bâtiments, conformément aux objectifs du plan national santé environnement », « un bilan de l'exposition des Français au bruit » (l'Anses travaille à l'élaboration d'indicateurs de référence et fera ses propositions début 2012), « une solution pour éviter la multi-exposition » et « des mesures pour réduire les nuisances générées par l'aviation légère ».
"La lutte contre les nuisances sonores est un enjeu de société dans toutes ses dimensions", a rappelé mardi Mme Kosciusko-Morizet, soulignant les impacts du bruit "sur le sommeil et les impacts sur le système cardio-vasculaire".
Les nuisances sonores, a-t-elle rappelé, touchent "d'abord ceux qui sont les moins favorisés dans nos sociétés, ceux qui n'ont pas pu se loger ailleurs que près des autoroutes ou des pistes d'aéroport".