1 adolescent sur 5 présente des problèmes d’audition correspondant à la capacité auditive d’une personne de 50-60 ans, une augmentation de 30% par rapport aux résultats de 1988-1994. De plus, 1 sur 20 présente une perte auditive sérieuse susceptible de perturber sa scolarité, une augmentation de 70% par rapport à l’étude menée il y a 15 ans.
Ces problèmes d’audition se révèlent plus fréquents chez les garçons, ainsi que chez les jeunes issus de familles vivant en-dessous du seuil de pauvreté. Ils concernent plus souvent les hautes fréquences (sons aigus) que les basses (sons graves).
L’étude n’établit pas de lien de cause à effet avec le développement de l’utilisation des lecteurs MP3 ces dernières années, mais il s’agit d’une des explications envisagées par les chercheurs. En effet, les jeunes ont tendance à sous-estimer les niveaux sonores et à ne pas prendre les précautions nécessaires : écouter moins fort et/ou moins longtemps afin de préserver leur capital auditif, explique le Dr Josef Shargorodsky, un des chercheurs de l’équipe.
Cyberpresse.ca rapporte que le Dr Daniel, chef du département d'oto-rhino-laryngologie de l'Hôpital de Montréal pour enfants, a mené une étude sur les habitudes des adolescents. « Quand il y a du bruit, par exemple dans la rue ou le métro, ils ont tendance à augmenter le volume de six à dix décibels. C'est énorme. Dans un environnement calme, seulement 6% des usagers choisissent un niveau sonore très élevé sur leur baladeur, mais dans un environnement bruyant, c'est 80%. Une solution serait d'utiliser des écouteurs supprimant le bruit environnant. Avec ce type d'écouteurs, seulement 20% des usagers choisissent un niveau sonore très élevé dans un environnement bruyant. »