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Le bruit aérien

Particulièrement ressenties par les riverains des aéroports, les nuisances sonores générées par les aéronefs sont une source de gêne importante. Des moyens existent pour tenter de limiter la gêne.


Limiter le bruit à la source

Au cours des 50 dernières années, les efforts de recherche ont permis de réduire significativement la consommation de carburant des aéronefs ainsi que leurs émissions sonores et polluantes. Malgré ces progrès, la réduction du bruit demeure un objectif partagé au niveau européen. Le programme ACARE (Advisory Council for Aeronautical Research in Europe), auquel la France participe activement, prévoit ainsi de réduire de moitié le bruit des nouveaux appareils, d’atteindre le niveau de 65 dB(A) en Lden aux limites des aéroports et de réduire l’empreinte sonore des héliports de 50% à l’horizon 2020.

 

Gérer les mouvements d’appareils 

Certaines procédures relatives au pilotage des aéronefs ou à l’exploitation des aéroports permettent de limiter l'impact global du bruit :
  • création de volumes de protection environnementale dans lesquels doivent se circonscrire les trajectoires des aéronefs,
  • relèvement des trajectoires d’approche,
  • procédures d’atterrissage à moindre bruit (descente en profil lisse ou continu notamment),
  • application de couvre-feux et de limitations du trafic,
  • limitation des nuisances dues aux bancs d’essais et points fixes réacteurs.


Protéger les riverains

L'action en matière d'urbanisme et de protection des riverains est menée à la fois sur les plans préventif et curatif.

L’aide à l’insonorisation des logements des riverains situés à l’intérieur du plan de gêne sonore (PGS) est assurée par la taxe sur les nuisances sonores aériennes (TNSA) financée par les compagnies aériennes. L’Etat a introduit une très forte modulation de la TNSA selon les performances acoustiques des avions. C’est une mesure incitative qui a permis d’accélérer le renouvellement des flottes.
En Ile-de-France, l’aide à l’insonorisation, gérée par Aéroports de Paris, s’élève à hauteur de 95% du montant des travaux pour des opérations groupées et 80% pour des particuliers.

Sur le plan préventif, le code de l'urbanisme impose que soient établis des plans d'exposition au bruit (PEB), autour de la majorité des aérodromes français. Ce document, élaboré par la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC), a pour objet de favoriser un développement maîtrisé des communes sans exposer au bruit de nouvelles populations. Ainsi, il permet d’interdire ou de limiter les constructions pour ne pas augmenter les populations soumises aux nuisances aériennes. Le PEB anticipe à 10/15 ans les prévisions de développement de l’activité aérienne, l’extension des infrastructures et les éventuelles modifications des procédures de circulation aérienne.



 

Sondage

Parmi les bruits liés aux transports, quel est celui qui vous gêne le plus ?

Le saviez-vous ?

A partir de 85 dB(A), le bruit est dangereux.
Une exposition prolongée à des niveaux supérieurs à 85 dB(A) peut provoquer une atteinte des cellules ciliées qui entraîne une baisse de l’audition.
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