Réduire le bruit des véhicules
C’est la préoccupation continue des constructeurs automobiles, des équipementiers et des fabricants de pneumatiques. Depuis 1970, le niveau sonore des véhicules légers (essence ou diesel) a ainsi diminué de 8 dB(A). Aujourd’hui, l’évolution probable de la motorisation thermique vers l’hybridation (électrique/thermique) semble constituer une avancée en termes d’émissions sonores.
Concernant les poids lourds, les innovations technologiques ont permis une diminution des émissions sonores de l’ordre de 11 dB(A) en 35 ans.
Maîtriser le trafic
Les plans de déplacement urbains (PDU), les plans locaux d’urbanisme (PLU), les aménagements routiers, la restriction de circulation des poids lourds, la gestion du trafic de livraison, le développement du stationnement résidentiel, la multiplication et la promotion des transports en commun et des modes doux… sont autant de solutions à envisager pour réduire le bruit lié au trafic routier.
Agir sur la vitesse
La vitesse est un facteur déterminant en matière d’émission sonore. Selon le Guide du bruit des transports terrestres publié par le CERTU, une diminution de vitesse de 10 km/h conduit à une baisse du niveau émis comprise entre 0,7 et 1 dB(A) dans la gamme 90-130 km/h et entre 1 et 1,5 dB(A) dans la gamme 50-90 km/h. Dans le cas d’une réduction de vitesse de 50 à 30 km/h, le gain attendu sur un revêtement standard sera de 3,4 dB(A).
Modifier les revêtements routiers
Pertinents sur des voies à vitesse élevée, les revêtements peu bruyants permettent un gain acoustique de l’ordre de 3 à 5 dB(A) par rapport à un revêtement traditionnel en bon état. Néanmoins, lorsque les vitesses diminuent et que les bruits mécaniques prédominent, le gain devient moindre.
Implanter des protections acoustiques
Aux abords des habitations, les écrans acoustiques absorbants ou réfléchissants ou les merlons de terre ont prouvé leur efficacité sur les espaces extérieurs et les premiers étages.
Selon l’étude récente menée par Bruitparif le long du périphérique parisien, les protections apportent en moyenne un gain d’environ 7 dB(A), une valeur notable lorsque l’on sait qu’une baisse de 10 dB(A) correspond à une division par deux de la sensation auditive (« le bruit paraît deux fois moins fort »).
Par ailleurs, bien que très couteuse, la couverture de la chaussée reste incontestablement la solution idéale.
Isoler les façades
Solution de dernier recours car n’agissant ni sur les logements fenêtres ouvertes ni sur les jardins, l’isolation de façade doit apporter une protection contre les bruits extérieurs de 30 dB(A) au minimum (pour les logements dont le permis de construire a été déposé après le 1er janvier 1996).
L’option la plus souvent adoptée est le double vitrage, mais il existe également des solutions de triple vitrage ou de double fenêtre pour une efficacité encore accrue.
Attention à prendre en compte à la fois l’aspect sonore et l’aspect thermique au moment des travaux, car ils ne sont pas toujours compatibles !