• English
  • Français
flux actualites

Le bruit ferroviaire

A niveau égal, les nuisances sonores générées par le trafic ferroviaire semblent être mieux acceptées par les riverains que le bruit routier. Celles-ci dépendent de la nature de l’infrastructure, de l’exploitation qui en est faite et des matériels roulants qui l’empruntent. Si les atouts écologiques du train sont déjà considérables, des progrès en matière de réduction du bruit sont encore possibles.

 
Comme pour le trafic routier, la source de bruit prédominante varie en fonction de la vitesse.
  • En dessous de 40 km/h, c’est le bruit des moteurs et des ventilations qui domine.
  • Entre 40 et 300 km/h, c’est le bruit de roulement qui est majoritaire.
  • Au-dessus de 300 km/h, c’est le bruit aérodynamique qui l’emporte.

 
Réduire le bruit à la source

Des modes de transport, le ferroviaire est le moyen qui génère le moins de gêne pour la population, mais le bruit des roues sur les rails, le sifflement des bruits aérodynamiques, le crissement des freins peuvent être encore réduits en agissant sur le matériel roulant, les voies et l’environnement des ouvrages d’art (ponts métalliques notamment).
  • En intervenant au niveau des roues : changement des semelles de frein en fonte par des semelles en matériau composite, mise en place de freins à disque, installation d’absorbeurs de vibrations des roues.
  • En intervenant au niveau des rails : renouvellement des voies ferrées, meulage des rails, installation d’absorbeurs de vibrations des rails.
 
Dans le cas des métros et RER, la vitesse des rames se situe généralement en dessous ou autour de 100 km/h. C’est donc au niveau de l’interface roue-rail préférentiellement que des actions peuvent être menées dans le but de réduire le bruit global généré par le passage d’un train.
La SNCF, la Région Ile-de-France et l’Etat ont ainsi mis en place un programme de changement des semelles de frein en fonte par des semelles en matériau composite sur les rames de RER. Les données recueillies lors de l’instrumentation à laquelle a participé Bruitparif ont mis en évidence un gain de 9 à 10 dB(A), soit une division par 10 de l’énergie sonore.

Limiter la propagation

  • A proximité de l’infrastructure ferroviaire : passage des trains dans des tranchées ouvertes, mise en place de merlons (buttes de terre), installation d’écrans anti-bruit.
  • Au niveau des bâtiments d’habitation : amélioration de l’isolation acoustique en façade des riverains.

Sondage

Trouvez-vous les nuisances sonores plus dérangeantes... ?

Le saviez-vous ?

Le bruit peut avoir des effets extra-auditifs.
Problèmes cardiovasculaires, troubles du sommeil, augmentation du stress avec effets sur le métabolisme…  sont autant de conséquences possibles du bruit.
En savoir +